Conduite à tenir en urgence

  • Le Dieffenbachia est une plante toxique pour le chien
  • Intoxication du chien par le Dieffenbachia : on peut faire boire du lait
  • Intoxication du chien par le Dieffenbachia : on peut faire boire du jus de citron vert

Le Dieffenbachia est une plante d’intérieur très courante, de la famille des Aracées.
C’est une intoxication très fréquente chez le chien.
L’intoxication se produit par mâchonnement ou ingestion de feuilles ou de tiges mais aussi par projection de sève dans l’œil.

  • Retirer les plantes de la gueule du chien en veillant à ne pas se faire mordre, avec des gants de ménage et en se protégeant les yeux.
  • En cas de contamination cutanée, empêcher que le chien se lèche.
  • Les signes cliniques apparaissent en quelques minutes.
  • Il faut donc faire immédiatement un nettoyage à l’eau abondant des zones irritées (peau, cavité buccale). Pour les yeux ont utilisera de préférence du sérum physiologique.
  • Ne pas faire vomir le chien.
  • Faire boire du lait ou du jus de citron vert (pour faire précipiter les cristaux d’oxalate de calcium dans le tube digestif).
  • Prendre un échantillon des plantes, une photo ou encore mieux, l’étiquette s’il y en a une. Ces éléments seront précieux pour le vétérinaire.

Gravité

Urgence vétérinaire vraie

Le pronostic est bon pour les formes mineures mais réservé en cas d’intoxication grave avec obstruction des voies respiratoires supérieures.
L’évolution est en général favorable mais peut demander 8 à 15 jours.
Le taux de mortalité est significatif. 

 

Principaux symptômes et mécanismes d’action

C’est la plante la plus toxique de la famille des Aracées.

Le latex libéré par les feuilles et les tiges est très irritant, voire caustique. Les jeunes feuilles semblent moins toxiques que les anciennes.

La toxicité fait intervenir des cristaux d’oxalates se présentant sous forme de « micro-aiguilles » et une enzyme, la dumbcaïne. Les micro-aiguilles « transpercent » les tissus du chien, ce qui favoriserait alors la pénétration de la dumbcaïne. L’enzyme déclenche ensuite une réaction inflammatoire violente.

 

Signes cliniques :

  • Troubles digestifs : douleur buccale provoquant un œdème (gonflement) de la langue et de la glotte, ce qui gêne la déglutition et la respiration, anorexie, ptyalisme, vomissements (parfois hémorragiques), diarrhée plus ou moins hémorragique.
  • Troubles oculaires : la projection de sève dans l’œil entraine une vive douleur et provoque : œdème des paupières,  ulcère de la cornée, kératoconjonctivite.
  • Troubles respiratoires : dyspnée, asphyxie. Ils sont dus à l’œdème de la langue et de la cavité buccale.

  • Troubles cutanés : le contact cutané provoque une sensation de brûlure, un œdème cutané et un érythème.

Quel vétérinaire contacter ?
Vétérinaire traitant, centre d’urgence vétérinaire, …

  • Si votre vétérinaire traitant est ouvert, c’est bien évidemment l’interlocuteur privilégié.
  • En son absence, pour ce type d’urgence, une consultation sans délai dans un service d’urgence est indispensable, en particulier en cas d’atteinte respiratoire ou oculaire
  • L’attente de l’arrivée d’un vétérinaire à domicile est souvent une perte de temps préjudiciable d’autant plus qu’il devra de toute façon diriger l’animal vers une clinique vétérinaire de garde dédiée aux urgences en mesure d’effectuer si nécessaire les examens complémentaires, l’hospitalisation, les perfusions

Hospitalisation

Souvent nécessaire et même indispensable dans les cas graves. Selon la situation, des examens complémentaires, des perfusions adaptées, … peuvent être nécessaires.

 

Source : Fregis.com