Conduite à tenir en urgence

  • Le pommier d’amour est toxique pour le chien
  • Les baies vertes du pommier d’amour sont plus toxiques pour le chien
  • Chez le chien, la mydriase (dilatation de la pupille) peut être associée à une intoxication par le pommier d’amour

Le pommier d’amour est une plante d’appartement très commune.
La plante est aussi connue sous le nom de : amomon, cerisier d’amour ou oranger de savetier
L’intoxication se fait généralement par ingestion des baies (surtout lorsque celles-ci sont vertes). Cependant toutes les parties de l’arbuste sont toxiques (feuilles, tiges et racines).
Le cas échéant, retirer les plantes de la gueule du chien en veillant à ne pas se faire mordre.

Si l’ingestion est récente (moins de 2 heures), il faut faire vomir le chien et lui administrer du charbon végétal activé (5 ml/kg par voie orale).
En revanche, si des troubles nerveux sont présents, il est contre-indiqué de faire vomir le chien.
Prendre un échantillon des plantes, une photo ou encore mieux, l’étiquette s’il y en a une. Ces éléments seront précieux pour le vétérinaire.

 

Gravité

Tous les ans, plusieurs cas sont signalés en France.

Le pronostic est généralement favorable pour les formes digestives et si la prise en charge est rapide et intensive. Pour les formes nerveuses, le pronostic peut être sombre.

 

Principaux symptômes et mécanismes d’action

Comme toutes les Solanacées, le pommier d’amour contient un alcaloïde toxique, la solanine, dont l’ingestion peut être mortelle lors d’ingestion massive.

L’intoxication est proche de celle provoquée par la pomme de terre, une autre Solanacée (Solanum tuberosum).

Chez le chien, la dose toxique n’est pas connue.


Les signes cliniques sont dominés par des troubles digestifs : vomissements, diarrhée, hypersalivation.

Dans les cas graves, des complications nerveuses sont possibles : changement de comportement, ataxie, tremblements, mydriase, hypothermie. Les troubles deviennent progressivement plus marqués et en vingt-quatre heures, une paralysie complète s’installe, voire des convulsions.

 

Quel vétérinaire contacter ?
Vétérinaire traitant, centre d’urgence vétérinaire, …

  • Si votre vétérinaire traitant est ouvert, c’est bien évidemment l’interlocuteur privilégié.
  • En son absence, pour ce type d’urgence, une consultation sans délai dans une clinique vétérinaire de garde dédiée aux urgences est indispensable. En effet, la mise en place rapide du traitement et une surveillance vétérinaire prolongée sont essentiels.
  • L’attente de l’arrivée d’un vétérinaire à domicile est souvent une perte de temps préjudiciable d’autant plus qu’il devra de toute façon diriger l’animal vers une clinique vétérinaire de garde dédiée aux urgences en mesure d’effectuer les examens complémentaires, l’hospitalisation, les perfusions

Hospitalisation

  • Souvent nécessaire et même indispensable dans les cas graves. Selon la situation, des examens complémentaires, des perfusions adaptées, …  et un traitement symptomatique seront nécessaires.

Source : Fregis.com